Un de nos zBissiens actif, Guillaume, étudie à l’ICAM à la Roche sur Yon dans la conception de systèmes automatisés. Il a proposé à son frère cadet, Rémi de venir construire chez nous, une imprimante 3D à dépôt de filament : la même technologie qui anime les nôtres.  Si vous vous demandez comment ça marche, découvrez plus d’infos à ce propos sur notre page dédiée au sujet

Début mai, nous accueillions donc Rémi, 17 ans, tout droit venu d’Aix-en-Provence après 9 heures de train, TER et TGV combinés ! Belle prouesse !
Il est en 1ère année de DUT Informatique à Aix en Provence. Il a décidé de mettre à profit utilement sa dernière semaine de vacances pendant que, calendrier oblige, les vendéens ont repris le chemin de l’école.

Via zBis, Rémi dispose ainsi d’un coin agréable pour monter sa machine et de quelques outils en cas de besoin. En échange, il nous a partagé son expérience du montage de l’imprimante : ses astuces, ses difficultés rencontrées…bref : tout ce qui n’est pas indiqué dans le mode d’emploi officiel de l’assemblage de son imprimante. Vous pouvez découvrir son récit, chapitre après chapitre sur notre site dédié aux projets développés à zBis : http://doc.zbis.fr/tutoriaux/imprimante-3d-k8200-documentation-daide-au-montage/

Pour son premier séjour en Vendée, il s’est fait livrer un kit avec tout le nécessaire (ou presque) pour monter son imprimante. Achetée en ligne pour à peine 500 euros, livrée en 3 jours, le voilà parti pour quelques heures de travail.

L'aspect final de l'imprimante après montage

L’aspect final de l’imprimante après montage

Raconte-nous un peu ton programme

Dimanche, j’ai pris un peu d’avance en commençant par l’assemblage de la construction des différents chariots et du cadre.

Après avoir marqué une petite pause lundi pour commencer la documentation, j’ai repris la construction mardi et mercredi. J’attaquais surtout la partie électronique : installer les câbles, accompagner les mouvements de l’imprimante, faire les soudures – une cinquantaine en tout. Cette étape m’a pris une quinzaine d’heures mais on peut gagner du temps grâce à la notice que je suis en train de rédiger.

Le fer à souder, ami indispensable de la construction de l'imprimante

Le fer à souder, ami indispensable de la construction de l’imprimante

Jeudi, j’ai terminé le tout par l’alimentation électrique et la calibration de l’imprimante qui consiste à faire des petits réglages de la position des différents éléments pour qu’elle imprime correctement.

À vue d’œil, combien de temps estime-tu avoir passé pour monter ton imprimante ?

Je pense qu’environ 35 heures m’ont été nécessaires mais avec mon retour d’expérience, on peut gagner quelques heures sur le montage en évitant quelques petites erreurs que j’ai faites.

Quelles sont les premières pièces que tu vas imprimer ?

Comme conseillé dans la notice, le premier objet à imprimer, c’est le boitier de protection pour la partie électronique de l’imprimante.
Dans le kit, on nous offre justement un petit bout de filament plastique pour tester la machine. En règle générale, on tourne autour de 35 euros la bobine de 750gr/1kg en commandant par Internet.
Sinon, je n’ai pas encore d’idées précises sur mes futures impressions. On verra au quotidien.

À noter qu’il existe des imprimantes qui sont conçues en grande partie par d’autres imprimantes. Ce projet d’envergure mondiale porte le nom de RepRap.
La Foldarap d’Emmanuel Gilloz dont nous avons un exemplaire à zBis en est un parfait exemple.

Des conseils à celles et ceux qui voudraient se lancer dans la construction de leur imprimante ?

Pas besoin d’être un expert. La construction est assez accessible même aux non-bricoleurs.
De manière générale : il faut faire attention à ne pas perdre les pièces car il n’y a quasiment pas de stock de secours. En tout cas, tout est numéroté. On s’y retrouve facilement. Et globalement, il faut toujours vérifier la documentation et les images pour être sûr de ce que l’on fait : c’est plutôt bien expliqué.

Un dernier mot avant de te rendre ta liberté ?

L’avantage d’être sur place, c’est que j’ai pu bénéficier d’outils que je n’avais pas à ma disposition. Dans le kit, tout est fourni sauf certains outils indispensables mais relativement abordables dont j’ai pu bénéficier à zBis : pince à serre-clips, étain, fer à souder, pince à dénuder, pinces coupantes, clés Allen, limes, pinces multifonctions.

L’expérience d’utilisateurs de zBis et celle des facilitateurs sur place a été utile. J’ai pu obtenir de petits conseils utiles sur la tension de la courroie, les engrenages, la calibration…

 

Merci Rémi et à bientôt !